Un être humain est porteur de 26 000 gènes, ce qui est fort peu, quasiment autant qu’une souris avec laquelle il en partage d’ailleurs 99 %… Les gènes codent les caractéristiques individuelles, ainsi que la fabrication des protéines qui assurent le fonctionnement de l’organisme. Cependant, tous ne sont pas actifs. Ainsi, sur un même chromosome, il existe une alternance de gènes actifs et de gènes inactifs.
Jusqu’à présent, il était admis que cette organisation était fixée définitivement à la naissance pour un individu donné. Des mutations étaient bien sûr possibles, mais elles étaient réparées pour la plupart d’entre elles, afin de remettre la cellule sur le droit chemin. Quant aux mutations non réparées, elles donnaient naissance à des cellules aberrantes qui finissaient par induire des cellules cancéreuses. Et face à celles-ci, il n’y avait qu’une solution : les détruire, sinon elles se multiplieraient sans que nous puissions les contrôler jusqu’à envahir tout l’organisme et engendrer sa mort. Voilà la thèse qui était officiellement admise jusqu’à présent. Mais l’épigénétique change complètement la donne.
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